Dans le contexte du coronavirus, maintenant que nous vivons les premiers pas du déconfinement et anticipons les étapes à venir, on nous dit que ce déconfinement ne signifie pas un retour à la normale mais qu’il faudra, pour quelques temps encore, vivre avec cette maladie.
Hier soir, je regardai un événement en ligne, intitulé « Dans quel monde voulons-nous vivre ? », organisé par Sparknews et la Fondation Elyx. Cette soirée regroupait plusieurs intervenants de tous horizons, dont beaucoup d’artistes, et interrogeait trois thématiques dans le cadre de tables rondes virtuelles.
Lors d’une table ronde, Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC, parlait de nos fragilités, ou de nos vulnérabilités, qui sont l’opposé de la résilience, et qu’il fallait les observer et les prendre en considération pour pouvoir agir dessus.
Et puis, elle a dit un peu plus tard : « Les choses qu’on a provoquées, il faudra vivre avec », en évoquant tous les torts que l’être humain (a) fait subir à la planète, et qui risquent bien un jour, si ce n’est pas déjà fait, de se retourner contre lui.
Alors, oui, semble-t-il que nous devons désormais composer avec de nouvelles donnes, que ce soit en matière de santé ou de climat. Mais combien de temps réussirons-nous à « vivre avec » ces réalités inédites, sans retomber dans la facilité de la manière dont nous avons toujours vécu ?