Vivre avec

Dans le contexte du coronavirus, maintenant que nous vivons les premiers pas du déconfinement et anticipons les étapes à venir, on nous dit que ce déconfinement ne signifie pas un retour à la normale mais qu’il faudra, pour quelques temps encore, vivre avec cette maladie.

Hier soir, je regardai un événement en ligne, intitulé « Dans quel monde voulons-nous vivre ? », organisé par Sparknews et la Fondation Elyx. Cette soirée regroupait plusieurs intervenants de tous horizons, dont beaucoup d’artistes, et interrogeait trois thématiques dans le cadre de tables rondes virtuelles.

Lors d’une table ronde, Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC, parlait de nos fragilités, ou de nos vulnérabilités, qui sont l’opposé de la résilience, et qu’il fallait les observer et les prendre en considération pour pouvoir agir dessus.

Et puis, elle a dit un peu plus tard : « Les choses qu’on a provoquées, il faudra vivre avec », en évoquant tous les torts que l’être humain (a) fait subir à la planète, et qui risquent bien un jour, si ce n’est pas déjà fait, de se retourner contre lui.

Alors, oui, semble-t-il que nous devons désormais composer avec de nouvelles donnes, que ce soit en matière de santé ou de climat. Mais combien de temps réussirons-nous à « vivre avec » ces réalités inédites, sans retomber dans la facilité de la manière dont nous avons toujours vécu ?

Changer ses habitudes…

Il y a quelques mois, je crois que c’était en janvier, j’avais participé à un atelier de la Fresque du climat.

Au début de l’atelier, nous avions fait un tour de table pour exposer quelle était la source de pollution que nous émettions et qui nous dérangeait le plus (et sur laquelle nous pouvions potentiellement agir).

Nous étions plusieurs à parler de la pollution numérique, du fait que nous passions beaucoup de temps sur nos écrans, ordinateurs et smartphones, et que nous étions  pourtant conscient de l’énergie consommée par l’activité d’Internet.

Le deuxième élément qui revenait le plus était le fait d’avoir une voiture, et d’être « obligé » de se déplacer avec quotidiennement.

En creusant un peu, il apparaissait à mes yeux que dans plusieurs des cas, la personne en question avait d’autres options tout à fait envisageables pour se déplacer, mais que la sacro-sainte voiture était surtout une question d’habitude.

Que la personne s’était tellement toujours déplacée en voiture qu’elle n’envisageait pas d’autres moyens de le faire (certaines de ces personnes habitaient en ville de Genève !!, dans des quartiers desservis par plusieurs lignes de bus).

Je pense que pour parvenir à s’extraire d’une habitude, quelle qu’elle soit, il faut prendre le temps d’expérimenter une autre manière de faire, sur un temps suffisamment long (on parle souvent de 21 jours comme période minimale, mais néanmoins suffisante, pour acquérir un nouveau comportement).

Et si cette période de confinement était l’occasion d’expérimenter de nouveaux comportements pour pouvoir les garder ensuite ?

Je ne vous encouragerai pas forcément à prendre les transports publics plutôt que la voiture en ce moment, pour des raisons sanitaires, mais pourquoi ne pas essayer avec d’autres aspects ?

Diminuer son usage du smartphone, d’Internet ou des réseaux sociaux ?

Aller faire ses courses dans des épiceries de quartier plutôt qu’en grande surface ?

Acheter certains objets en 2ème main plutôt qu’à l’état neuf ?

Si cette démarche vous intéresse, c’est en substance ce que je vous propose de faire dans la formation « Entamer sa transition écologique à la maison », une formation qui a été pensée spécialement pour le confinement.

Tous responsables !

L’autre jour, je lisais dans le journal un article sur les critiques qui pleuvent sur les adeptes de course à pied pendant cette période de confinement.

Accusés de passer trop près des autres gens, postillonnant ou dégageant de leur sueur autour d’eux, et participant ainsi à la potentielle propagation du virus…

J’ai trouvé cela assez déroutant.

D’une part, parce que je cours moi-même beaucoup pendant cette période et que je réalise à quel point ce type d’activité physique en plein air participe au maintien de ma santé mentale… (et parce qu’il me semble que nombre d’entre nous sont capables de courir sans propager trop loin leur air évacué par la bouche et/ou trouvant des itinéraires de course déserts)

D’autre part, parce que je me demande jusqu’à quand l’être humain continuera de trouver un bouc-émissaire quelle que soit la situation, pour l’affubler de torts dont chacun est pourtant responsable d’une manière ou d’une autre.

Personnellement, quand je cours, oui, cela m’arrive de passer près d’un piéton, mais peut-être est-ce aussi parce que ce dernier se balade avec toute sa famille, marchant de front et prenant toute la largeur du trottoir, sans esquisser le moindre mouvement en me voyant arriver face à eux.

Et je ne parle pas des promeneurs de chiens, dont la laisse traverse largement l’espace disponible…

Bref, je n’aimerais pas m’attarder sur des considérations si peu intéressantes, mais en fait, dans le domaine de l’écologie, c’est la même chose.

Tant que nous attendrons que nos autorités, que les grandes entreprises ou que notre patron prenne des mesures, le changement sera très lent… Lorsque nous comprendrons, que chacun a notre échelle, nous pouvons faire quelque chose, peut-être alors que la dynamique pourra s’accélérer.

C’est ce que je vous propose dans mes formations, de réfléchir à votre mode de vie actuel et de voir, petit à petit, quels changements vous pouvez y apporter pour contribuer à une société plus écologique, plus humaine et plus responsable. Comme vous êtes, avec vos valeurs, votre temps et vos moyens.

Décloisonner les idées

Cet article est le premier de ce blog.

Avant, Envol en Vert était un site statique avec du contenu d’information et de réflexion amené régulièrement, mais relativement statique lui aussi.

Ensuite, Envol en Vert est devenu – et est toujours ! – une plateforme de formations en ligne, et proposait à sa petite communauté de lui envoyer quotidiennement une information ou une réflexion sur différents axes permettant d’emprunter la voie (ou d’aller plus loin dans) la transition écologique.

Dès aujourd’hui, ces réflexions et ces inspirations quotidiennes se rendront plus visibles, ici.

Pour encourager les individus à s’intéresser à la question écologique, il faut décloisonner les réflexions, ne pas les enfermer entre les voies rigides d’une boîte mail passant à une autre boîte mail, mais les poser sur la place publique.

Le contenu proposé ici est un point de vue, parmi mille autres points de vue.

La volonté est de diffuser de l’information, des ressources, des messages, des idées, pour que chacun prenne ce qu’il a à prendre, en fonction de ses intérêts et de son état d’esprit du moment.

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des références supplémentaires sur un élément, si vous avez besoin de conseils sur un point en particulier, je vous répondrai avec plaisir dans la mesure de mes connaissances et compétences.

Par contre, ce blog ne se veut pas un énième lieu de débat public où des réponses à des polémiques seraient lancées à tort et à travers.

Diffusion des idées, oui, mais en toute sobriété.

Bienvenue et bonne lecture !

Stéphanie