A chacun son ego ?

Vous constatez peut-être que le rythme de publication sur ce blog tend à diminuer.

Son auteure a ressenti le besoin, pendant la période très particulière du confinement, de poster quelque chose quotidiennement pour se donner un rythme, des repères, une routine.

Maintenant que la vie a repris son cours presque normal, ce besoin d’expression quotidienne est moins pressant.

Surtout, une question : qui suis-je pour amener encore des réflexions de plus, parmi toutes celles existant déjà ?

Est-ce juste de vouloir encore créer un projet de plus, pour pouvoir prétendre amener sa pierre à l’édifice, alors que des tas d’initiatives plus géniales les unes que les autres existent et ne demandent que des idées, des forces vives et de l’enthousiasme pour se développer ?

En regardant autour de moi, j’ai le sentiment que tout le monde veut aujourd’hui créer son projet : un blog, une marque de cosmétique naturelle, une chaîne youtube, un livre,… pour contribuer à la sensibilisation du grand public à l’urgence climatique.

Je me demande si c’est une bonne chose. Chaque projet nécessite des idées, de l’énergie, des moyens financiers, une stratégie de communication – plus ou moins bien ficelée – et/ ou de marketing, pour se faire connaître, et tirer un peu la couverture à soi.

Je me demande si on ne devrait pas mutualiser toutes ces bonnes intentions pour créer des projets plus vastes, plus ambitieux, en se nourrissant des synergies que nous développerions.

Cela reste aujourd’hui pour moi une question sans réponse. Qu’en pensez-vous ?

Alors… déconditionnons-nous!

Hier soir, j’ai bu un verre avec une connaissance.

Nous parlions d’écologie, de ce que nous pouvions faire pour changer quelque chose à cet incroyable défi qu’est celui de l’urgence climatique.

Mon interlocuteur a bien entendu commencé à dire que les gouvernements et les politiciens « n’avaient qu’à… », jusqu’à ce que j’avance qu’à mon sens, les efforts devaient être pris par tou-te-s, à tous les niveaux, dans tous les domaines et donc que nous, citoyens, avions aussi notre rôle à jouer.

Il a alors rétorqué que bien sûr, nous petits (il a insisté sur le « petits ») citoyens pouvaient bien trier leurs déchets ou acheter des produits locaux et de saison, mais que nous étions tellement conditionnés (à faire nos courses en supermarché, à voyager en avion, et j’en passe) que c’était vraiment difficile.

J’ai trouvé cette formulation tellement fataliste. Nous sommes conditionnés, alors nous ne pouvons rien faire de plus.

Si nous sommes conditionnés, alors… déconditionnons-nous !

Par la curiosité.

Par l’exploration.

Par l’expérience d’autres manières de vivre, de consommer, d’être en lien.

Par l’envie de découvrir.

En affutant notre esprit critique.

Ce n’est qu’en développant ces qualités, à mon sens, que nous allons trouver des solutions.

Et pas en recyclant sagement nos bouteilles de P.E.T et en évitant d’acheter des bananes au supermarché.

PS: Les formations d’Envol en Vert, notamment “Entamer sa transition écologique pas à pas… à la maison“, vont tout-à-fait dans cet esprit !

Et si…

Dans le foisonnement d’initiatives et de projets qui dépeignent le “monde d’après”, il y en a un que je trouve particulièrement parlant:

Et si… d’Alternatiba

Des dizaines d’auteurs, penseurs, scientifiques et illustrateurs racontent en mots en en images comment pourraient devenir nos modes de consommer, de travailler, de produire, d’habiter, dans un futur relativement proche.

C’est joli, onirique par endroits, mais aussi très concret et pratico-pratique.

A chaque récit, on trouve aussi des pistes concrètes d’action, accessibles à chacun de nous.

Laissons-nous emporter par ces histoires… et contribuons à les renforcer, à les façonner, à leur donner vie…

Déconfiner la paresse

Je suis tombée hier sur une vidéo relayée par plusieurs de mes contacts sur les réseaux sociaux :

Réveillons-nous

Au début, je me suis dit, mais pourquoi est-ce qu’on avance toujours les mêmes chiffres, les mêmes idées et les mêmes arguments lorsqu’on parle d’écologie ou de ce fameux « monde d’après » ?

Et puis, le message a pris un angle particulier au bout de quelques petites minutes,

Axé sur la génération Y qui doit rattraper les âneries de ses aînés,

Et une réflexion intéressante sur les apprentissages que nous avons chacun mené pendant le confinement pour passer le temps.

J’ai retenu cette jolie tournure : Il faudra déconfiner notre paresse,

S’armer de courage

Car il y a du travail.

Au final, une démarche artistique et poétique que j’ai trouvée subtile et touchante.

Qu’en pensez-vous ?

Un peu de curiosité

Cet été, pour celles et ceux qui souhaitent partir en vacances, il faudra se rabattre sur le tourisme national.

Ou au mieux, sur les pays limitrophes.

Une contrainte qui va cependant tout à fait dans le sens d’un tourisme durable…

Partir moins loin, sans prendre l’avion,… (Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à suivre ma formation Voyager autrement)

Du tourisme en Suisse donc.

J’ai déjà entendu des voix qui disaient : « Mais alors, ça va être dur de trouver un hébergement, si tout le monde voyage en Suisse » ou «  Cela va être bondé partout ! »

Déjà, n’oublions pas que si les Suisses voyageront en Suisse, les touristes étrangers seront absents.

Donc, pas tant de monde que ça.

Et puis, personne ne vous demande d’aller là où tout le monde va.

On peut profiter de l’air de la montagne sans aller à Verbier ou à Zermatt, tout comme on peut flâner au bord du lac ailleurs qu’à Ouchy.

Il y a sans doute une qualité qu’il nous faudra développer dans les années à venir, c’est la curiosité.

Curiosité de voir ce qu’il y a ailleurs, curiosité de ne pas faire comme tout le monde, curiosité de se demander ce que l’on va chercher quand on part en vacances,…

Cet été, laissez-vous emporter par votre curiosité…