Parfois, le soir, quand j’ai la flemme de cuisiner ou que je rentre tard d’un déplacement en Suisse romande, je vais voir l’application Too Good to Go.
Le principe est génial : brader à petit prix les invendus de magasins alimentaires ou de restaurants, pour éviter que ceux-ci ne doivent jeter des aliments. Et ainsi lutter contre le gaspillage alimentaire.
L’autre jour, c’était un samedi en fin de matinée que j’étais prise de paresse et que j’ai consulté ladite application. Une boulangerie à quelques minutes de chez moi écoulait ses stocks avant la fermeture du week-end.
J’ai payé mes 5.90 chf en ligne (pour un panier surprise équivalent à une somme de 20chf) et me suis rendue dans la boulangerie en question.
La vendeuse a commencé à préparer mon panier, en y mettant des quantités astronomiques de pains, croissants, viennoiseries, et autres pâtés. Quand je lui ai dit que ça me paraissait énorme, elle m’a répondu : « de toute façon, sinon, ça va finir à la poubelle ».
J’avais envie de rétorquer que le but n’était pas que tout cela finisse dans ma poubelle à moi, mais je ne voulais pas polémiquer…
J’ai pensé que tout cela était quand même un peu absurde : brader des invendus alimentaires (en sachant à l’avance qu’on va en avoir !), au lieu de simplement produire un peu moins.
Quitte à ce qu’à midi moins dix, le client se retrouve face à des rayons à moitié vides et se contente de ce qu’il reste. Mais à vouloir pouvoir proposer une diversité de produits jusqu’à la dernière minute, forcément on risque d’avoir des restes importants.
(L’idée de ce post n’était pas de critiquer l’application en question, qui reste à mon sens une initiative très positive dans le paradigme de consommation dans lequel nous vivons. Et puis, le fait de recevoir de grandes quantités de nourriture a cela de positif que cela pousse au partage : j’ai fait de nombreux heureux avec tout ce pain et ces croissants que j’ai amenés à différents pique-niques entre amis !)