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Fascination

Je suis assez fascinée par Thomas Pesquet, cet astronaute français qui vient de repartir pour la Station spatiale internationale (ISS).

Fascinée parce qu’il est jeune et qu’il a déjà accompli de grandes choses, et que ce type de profil m’attire.

Des astronautes connectés, qui sont actifs sur les réseaux sociaux, et qui savent vulgariser, communiquer, avec des mots qui parlent aux gens, il n’y en a pas des masses.

Moi, la vulgarisation de phénomènes complexes pour les rendre accessibles, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup (au cas où je viens de refaire le site de mon activité principale Ecrire la Terre, n’hésitez pas à aller y faire un tour).

Donc je suis fascinée par cet astronaute, et par la manière dont il communique. Depuis le décollage de Space X vers l’ISS vendredi dernier, il poste des images de la Terre vue du ciel… et c’est beau.

Cela fait toujours le même effet : fascination, émerveillement, sentiment d’être tout-e petit-e, prise de recul forcée sur notre façon de vivre.

J’espère que ces images – et les mots qu’il met derrière – pourront avoir le même rôle que les toutes premières images de la Terre vues de l’espace, dès les années 1960-70, qui ont fait prendre conscience à certains précurseur-e-s de la fragilité de cette petite boule bleue au milieu de l’Univers, et qui a donné naissance, en quelque sorte, à l’écologie telle qu’on l’appelle aujourd’hui…

Et vous, quelle est votre utopie ?

Hier soir, j’ai écouté un podcast intitulé « Comment lire et écrire pour créer un autre futur : l’utopie » sur le site d’Edeni, avec Julien Vidal et Sandrine Roudaut, auteurs d’ouvrages sur la transition écologique.

Sandrine Roudaut disait à la fin de la discussion, qu’il serait bien qu’à l’avenir, au lieu que l’on se présente par le métier qu’on fait, on puisse se présenter en exposant quelle est notre utopie

Pour rappel, étymologiquement, l’utopie signifie « ce qui n’a pas de lieu ». Cela peut donc être un projet, une nouvelle démarche, une nouvelle façon de voir les choses.

Ce n’est pas (forcément) un monde idéal, un truc bisounours et tout joli, c’est juste quelque chose qui n’existe pas encore et qu’un-e individu décide de créer, de mettre au monde.

Et vous, quelle est votre utopie ?

N’hésitez pas à l’indiquer en commentaire !

Pas si dur de s’en passer!

En faisant défiler mon fil d’actualité Facebook hier soir, j’ai été interpelée par le titre de cette émission, que l’un-e de mes contacts avait relayé : « Une écologie sans transition ».

La journaliste de l’émission A voix haute (RTS) recevait Laurent Guidetti, co-fondateur du bureau Tribu Architecture à Lausanne et co-auteur d’un « Manifeste pour une révolution territoriale ». L’interview était vraiment intéressante, je vous invite à la réécouter ici.

Il y a une phrase que j’ai particulièrement retenue, même si en soi, cette affirmation ne paraît pas absolument révolutionnaire :

 « La chose la plus difficile, c’est d’abandonner (la voiture). A partir du moment où c’est fait, on se rend compte qu’on n’en a plus besoin. »

J’ai trouvé cela assez juste. Autant je pense que notre immobilisme face à l’urgence écologique est beaucoup liée à la peur du changement, autant je pense que l’être humain est tellement foncièrement adaptable que beaucoup de changements, même conséquents, ne lui seraient pas si difficiles à mettre en place.

Ne plus voyager en avion ? C’est peut-être contrariant la première fois, et puis on prend goût à voyager autrement, à pouvoir communiquer plus facilement avec les locaux parce qu’on parle la même langue, à ne pas rentrer complètement épuisé et jet-lagué d’une destination exotique.

Ne plus regarder de films en streaming ? Un réflexe à perdre, mais plein d’autres occasions de regarder un film existent : aller au cinéma (quand la situation le permettra de nouveau !), emprunter un DVD à un-e ami-e, etc.

Se passer de viande ? Cela peut manquer au début, mais ensuite on s’enthousiasme devant la créativité que requiert une alimentation végétarienne variée, on découvre de nouveaux produits, de nouvelles saveurs,…

Il n’y a qu’à voir à quel point nous avons réussi, et réussissons encore, dans une certaine mesure, à nous adapter à la situation du Covid-19 et à toutes les « privations de liberté » qu’elle occasionne…

Et vous, quelle est la chose à laquelle vous pourriez renoncer pour faire du bien à l’environnement ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

Voyager au quotidien

En faisant de l’ordre dans mon ordinateur, je suis retombée sur les contenus de mon premier blog que j’avais créé en…2009 !

Il s’appelait Voyage au quotidien, et son but était de relayer des aspects de ma ville (Genève) que je trouvais insolites. Afin de se faire surprendre, voire de se trouver dépayser dans un lieu du quotidien.

J’avais complètement oublié ce blog, mais cette démarche de trouver du dépaysement même dans des endroits très proches de notre lieu de vie me parle à 100%, encore aujourd’hui. Surtout en cette année 2020, pendant laquelle nos envies de voyages se sont vus très fortement contraintes.

Cela m’est arrivé, pendant le confinement de ce printemps, et dans une moindre mesure cet automne, de ne vraiment plus supporter cet immobilisme imposé. D’avoir l’impression de tourner en rond. De voir la même chose tous les jours.

Alors, progressivement, j’ai trouvé des trucs. Pour changer de regard sur mon quotidien, voire pour trouver des moyens de voyager par procuration. Je vous en livre quelques-uns:

  • Faire une marche chaque jour dans mon quartier (min. 30 min, souvent plus) en passant chaque jour par un chemin différent. C’est fou comme de passer dans une rue parallèle à celle que l’on a l’habitude de prendre peut donner une toute autre impression à la balade!
  • Même sur un chemin que l’on croit connaître par cœur, s’arrêter sur un détail : la forme des nuages dans le ciel, les tenues vestimentaires des passants, des aspects architecturaux sur les bâtiments, le défi de reconnaître les arbres, etc.
  • Aller randonner dans des endroits accessibles en bus ou en tram, mais que l’on n’a jamais envisagés sous cet angle. Cet été, je suis pas mal allée explorer la France voisine. Vu la cadence des transports publics, ça a vite un parfum d’aventure!
  • Lire des romans de voyage, regarder des films qui se passent dans des pays que l’on ne connaît pas… Je peux lire et relire L’Usage du Monde de Nicolas Bouvier, je trouve toujours aussi impressionnant d’avoir à ce point l’impression “d’y être” !

Et vous, quels sont vos “trucs” pour vous dépayser sans partir loin ?

L’écologie, pas qu’un truc de bobos

Ce matin, en passant à pied devant une institution d’aide sociale, j’ai attrapé au vol une bribe de dialogue entre deux bénéficiaires : « Non, mais laisse tomber, moi j’aurais plus jamais de voiture, c’est tellement pas écologique ! »

J’ai trouvé ça touchant, parce qu’on croit souvent que l’écologie est une préoccupation de riches, un truc de « bobos » et que les personnes qui connaissent des difficultés ont bien d’autres soucis que de penser à ça.

Et cet anecdotique exemple démontre absolument le contraire. (Même si je ne connais pas l’histoire de ce monsieur qui s’exprimait, et que vous m’excuserez de faire des raccourcis un peu rapides).

Cela m’a fait penser à un voyage que j’avais fait en 2014 dans les Balkans.

Arrivée dans le Nord de la Grèce, j’avais passé une soirée avec un jeune indigène, qui me racontait qu’il s’était mis au covoiturage tellement l’essence coûtait chère.

Il ne pouvait simplement pas payer son carburant alors qu’il devait traverser l’agglomération de Thessalonique chaque jour pour se rendre au travail (et que les transports publics n’étaient pas légion…).

Il ne faisait pas de covoiturage parce qu’on lui disait que c’était bien d’en faire pour sauver la planète.

Ni que c’était un truc sympa de bobo.

Il faisait du covoiturage juste parce qu’il n’avait plus le choix (mais il admettait que c’était très sympa J)

Je crois qu’on n’a pas encore conscience d’à quel point vivre de manière respectueuse de l’environnement permet de faire baisser nos factures…

Si cela vous intéresse, ma formation Vivre écolo sans se ruiner ! est toujours disponible !

Lors d’une période telle que celle que nous vivons actuellement, où beaucoup peuvent se sentir dans une certaine incertitude financière,

et que nous avons un peu plus de temps que d’habitude parce que plein d’activités sont annulées,

ce peut être le bon moment pour se pencher sur la question !

N’hésitez pas !

Rendre le 2e confinement joyeux

Je suis fan de l’émission “Nus et culottés” depuis ses débuts.

Si vous ne connaissez pas encore, le principe de cette émission est de suivre les aventures de deux amis, Nans et Mouts, qui se fixent un objectif “culotté” à chaque début d’émission (aller manger un chocolat avec le roi des Belges, aller voir des aurores boréales en Islande, etc.) et partent pour réaliser cet objectif sans argent ni… habits!

Leur but est de montrer que voyager grâce au partage et à la bonté des gens peut encore se faire au 21ème siècle. Et ça marche!

(Je vous invite à visionner quelques épisodes si vous ne connaissez pas! C’est vraiment inspirant, positif et cela redonne foi en l’espèce humaine 🙂 )

Les deux comparses viennent de (re)lancer leur chaîne youtube, pour accompagner les Français dans le deuxième confinement, de manière à le rendre joyeux.

Comme ils l’expliquent, “lorsqu’on voyage, on part avec des contraintes fortes (pas d’argent, pas d’habits), des contraintes qui atteignent notre liberté. Il n’y a rien de tel qu’un confinement pour être encore plus poussé dans ces contraintes et à se dire ‘mais… je ne vais pas subir ma vie!’…”

C’est donc à base de jeux, de réflexions, d’invitations à faire de petites expériences pour sortir de sa zone de confort que Nans et Mouts nous invitent à développer un nouveau regard sur notre quotidien

Cela me parle puisque je mène avec Envol en Vert toute une réflexion sur comment trouver le dépaysement sans partir loin, notamment dans la formation “Voyager autrement, c’est possible!

D’ailleurs, un cahier contenant du contenu informatif et des exercices pour soi est en cours de préparation sur ce sujet (il sera disponible à la fin du mois si tout va bien!), ainsi qu’une adaptation pour des publics scolaires (secondaire I et II).

Explore… à travers un écran

En cette fin octobre à Genève, devait se tenir EXPLORE, une initiative du Département du territoire visant à réfléchir aux enjeux de la ville de demain…

Etaient prévues de nombreuses visites “sur le terrain”, dans des quartiers ou communes vouées à d’importantes transformations.

Et puis, la 2e vague de Covid-19 est arrivée.

EXPLORE a décidé de passer au digital, avant même que la Confédération énonce ses mesures restrictives.

Je suis impressionnée par la manière dont certains réussissent à s’adapter à la situation.

Le festival EXPLORE propose donc sur trois soirées (27, 28 et 29 octobre) des vidéos d’une durée de 4h environ, faite de conférences filmées en live (avec des intervenants sur le plateau et d’autres à distance), de micro-trottoirs sondant des habitants lambda, des reportages sur différentes communes, faisant intervenir face à la caméra des acteurs variés…

Je me demandais comment un événement qui se voulait justement Explorer le territoire en vrai allait pouvoir se transposer en format digital, je trouve ça drôlement bien réussi. On s’y croirait!

Pour revoir les vidéos: https://www.facebook.com/exploregeneve/

Ce greenwashing qui abuse

J’ai déjà relayé en fin de semaine passée sur le facebook d’Envol en Vert un article de la RTS dénonçant la nouvelle stratégie d’Apple.

Celle-ci consiste à vendre le dernier-né des IPhone (12 !) sans chargeur, « pour préserver la planète », arguant que cette action permettrait d’économiser 2 miliions de tonnes de Co2 par an, et encourageant le client à réutiliser le chargeur d’un ancien modèle.

Sauf que forcément, nouveau téléphone et ancien chargeur ne sont pas compatibles. Et le chargeur adapté à l’Iphone 12 est plus cher que l’ancien (et n’oublions pas, emballé certainement dans une quelconque quantité de carton et de plastique dur…)

Déjà, là, je m’étais demandée : quand est-ce que ces grandes marques arrêterons de nous prendre pour des ânes ?

Et puis, en marchant dans la rue ce week-end, je tombe sur une publicité pour Ikea dans l’espace public. Le slogan : « La durabilité ne doit pas être un luxe », avec en arrière-plan un meuble fait de bois certifié à un prix vraiment intéressant.

Quel slogan discutable! Car oui, la plupart du temps, il nous faut mettre quelques sous en plus pour acquérir un objet « durable » (ce qui ne veut pas dire grand-chose) ou en tous cas, à l’impact environnemental raisonnable.

Que ce soient nos habits ou nos aliments, qualité et processus de production responsables génèrent dans la majorité des cas un prix un peu plus cher qu’un habit ou qu’un aliment standard.

Qui nous paraissent parfois excessivement onéreux, parce que nous avons des repères de prix complètement erronés.

Un pull à 120 chf ? Impensable, diront certain.e.s, bien que ce dernier puisse avoir été produit localement et dans des conditions de travail dignes. C’est tellement plus facile d’acheter 10 pulls à 12 chf vendus dans les arcades des multinationales de la mode…

Donc l’affiche publicitaire d’Ikea m’a agacée, autant que la stratégie tordue d’Apple avec son nouvel IPhone.

Que les grandes entreprises arrêtent de prendre les consommateurs pour des ânes. On ne peut pas « produire responsable » lorsqu’on est présent dans tous les pays du monde et qu’on produit des quantités industrielles. Et encore, industrielles, c’est peu dire.

Crime d’Etat

Ce matin, je suis allée acheter du Nutella.

Cela doit être l’arrivée brusque de ce froid qui me donne des envies de méga petits déj et de cocooning, de quelque chose de tout doux et d’onctueux.

Mais en achetant du Nutella, j’ai eu l’impression de commettre un crime d’Etat.

Cela faisait près de dix ans je pense que je n’en avais pas acheté, que j’ai testé toutes les alternatives de pâte à tartiner bio et sans huile de palme, et que j’ai même plusieurs fois fabriqué ma propre pâte à tartiner en suivant des tutos DIY.

Alors, ce matin, j’ai eu l’impression qu’à cause de moi, tous les orangs-outangs d’Indonésie et de Malaisie vivaient leurs dernières secondes de vie.

Et je me suis dit : il y a quand même un problème.

Bien sûr que boycotter des produits discutables peut avoir un petit impact si beaucoup d’individus s’y mettent.

Mais on ne peut pas s’empêcher de vivre ni d’accéder, de temps en temps, à de petits plaisirs.

D’ailleurs, la plupart des grandes « têtes d’affiche » de la Transition ne sont pas complètement cohérentes.

Cela m’amusait souvent, lorsque pendant le confinement, ces grands penseurs du Monde d’après se filmaient avec leur webcam pour une conférence ou un débat confiné, et dévoilaient leur intérieur. Quel nombre incroyable de biens matériels ! Quelle surface de logement ! Rien à voir, selon moi, avec la sobriété qu’ils/elles appellent de leurs vœux…

Donc, je pense que faire des efforts est important, mais que de s’octroyer des petits plaisirs pas très écolos de temps en temps (je ne parle même pas de prendre l’avion, je parle de manger du Nutella), ne va pas rendre le monde plus apocalyptique qu’il ne l’est aujourd’hui.

Arrêtons de culpabiliser par rapport à l’état du monde que nous n’avons que peu contribué à créer.

Le fait de culpabiliser génère de l’angoisse, de la honte, du renfermement sur soi, qui ne sont que des émotions négatives.

Or, si nous voulons nous battre pour un monde meilleur, nous avons besoin d’être bien dans notre peau, bien dans notre tête. Alors prenons soin de nous aussi, si nous voulons prendre soin de la planète.

Cette idée de sortir de la culpabilisation tiendra une place importante dans les accompagnements individuels que je suis en train de créer… Je les dévoile dans une ou deux petites semaines, promis !

Arrêter de lutter?

Je suis assez fascinée par l’ouvrage de Bertrand Piccard, Changer d’altitude, que je lis actuellement.

Un livre de développement personnel qui m’accroche beaucoup plus que la plupart des ouvrages de ce type que j’ai pu lire par le passé.

Un passage m’a particulièrement marqué:

“Nous perdrons notre temps et notre force à essayer de supprimer le mal. Notre quête devrait se limiter à trouver le moyen de nous en libérer. Dans cette optique, les pacifistes perdent autant d’énergie pour supprimer la guerre que les écologistes pour préserver la nature.

Faudrait-il alors arrêter tout combat, tout militantisme, tout effort de changer le monde?

L’auteur poursuit: “L’aide humanitaire ou la protection de l’environnement ne devraient pas croire à l’utopie de rendre l’humanité plus heureuse et le monde plus beau, car c’est impossible tant que nous restons au niveau de la dualité terrestre. (…) L’homme ressemble à un pantin dont les ficelles sont mal réglées, et c’est à ce niveau-là qu’il faudrait travailler. Le but ne devrait pas être de chercher à améliorer le monde, mais de créer les meilleures conditions possibles pour que l’homme puisse évoluer.

Je ne sais pas encore précisément ce que je pense de tout ça, mais je trouve le point de vue intéressant. Et vous? N’hésitez pas à répondre en commentaire!