J’ai déjà relayé en fin de semaine passée sur le facebook d’Envol en Vert un article de la RTS dénonçant la nouvelle stratégie d’Apple.
Celle-ci consiste à vendre le dernier-né des IPhone (12 !) sans chargeur, « pour préserver la planète », arguant que cette action permettrait d’économiser 2 miliions de tonnes de Co2 par an, et encourageant le client à réutiliser le chargeur d’un ancien modèle.
Sauf que forcément, nouveau téléphone et ancien chargeur ne sont pas compatibles. Et le chargeur adapté à l’Iphone 12 est plus cher que l’ancien (et n’oublions pas, emballé certainement dans une quelconque quantité de carton et de plastique dur…)
Déjà, là, je m’étais demandée : quand est-ce que ces grandes marques arrêterons de nous prendre pour des ânes ?
Et puis, en marchant dans la rue ce week-end, je tombe sur une publicité pour Ikea dans l’espace public. Le slogan : « La durabilité ne doit pas être un luxe », avec en arrière-plan un meuble fait de bois certifié à un prix vraiment intéressant.
Quel slogan discutable! Car oui, la plupart du temps, il nous faut mettre quelques sous en plus pour acquérir un objet « durable » (ce qui ne veut pas dire grand-chose) ou en tous cas, à l’impact environnemental raisonnable.
Que ce soient nos habits ou nos aliments, qualité et processus de production responsables génèrent dans la majorité des cas un prix un peu plus cher qu’un habit ou qu’un aliment standard.
Qui nous paraissent parfois excessivement onéreux, parce que nous avons des repères de prix complètement erronés.
Un pull à 120 chf ? Impensable, diront certain.e.s, bien que ce dernier puisse avoir été produit localement et dans des conditions de travail dignes. C’est tellement plus facile d’acheter 10 pulls à 12 chf vendus dans les arcades des multinationales de la mode…
Donc l’affiche publicitaire d’Ikea m’a agacée, autant que la stratégie tordue d’Apple avec son nouvel IPhone.
Que les grandes entreprises arrêtent de prendre les consommateurs pour des ânes. On ne peut pas « produire responsable » lorsqu’on est présent dans tous les pays du monde et qu’on produit des quantités industrielles. Et encore, industrielles, c’est peu dire.