Arrêter de lutter?

Je suis assez fascinée par l’ouvrage de Bertrand Piccard, Changer d’altitude, que je lis actuellement.

Un livre de développement personnel qui m’accroche beaucoup plus que la plupart des ouvrages de ce type que j’ai pu lire par le passé.

Un passage m’a particulièrement marqué:

“Nous perdrons notre temps et notre force à essayer de supprimer le mal. Notre quête devrait se limiter à trouver le moyen de nous en libérer. Dans cette optique, les pacifistes perdent autant d’énergie pour supprimer la guerre que les écologistes pour préserver la nature.

Faudrait-il alors arrêter tout combat, tout militantisme, tout effort de changer le monde?

L’auteur poursuit: “L’aide humanitaire ou la protection de l’environnement ne devraient pas croire à l’utopie de rendre l’humanité plus heureuse et le monde plus beau, car c’est impossible tant que nous restons au niveau de la dualité terrestre. (…) L’homme ressemble à un pantin dont les ficelles sont mal réglées, et c’est à ce niveau-là qu’il faudrait travailler. Le but ne devrait pas être de chercher à améliorer le monde, mais de créer les meilleures conditions possibles pour que l’homme puisse évoluer.

Je ne sais pas encore précisément ce que je pense de tout ça, mais je trouve le point de vue intéressant. Et vous? N’hésitez pas à répondre en commentaire!

Pourquoi nous salons nos plats…

Mercredi soir, l’émission La Grande Librairie sur France 5 accueillait quatre auteurs pour aborder la question du “monde d’après”.

Aux côtés d’Aurélien Barrau, de la romancière suisse Antoinette Rychner, de la navigatrice et présidente du WWF France Isabelle Autissier, il y avait le philosophe Baptiste Morizot, que je ne connaissais pas.

Auteur du livre « Manières d’être vivant », ce dernier y questionne la place de l’être humain dans l’ensemble du Vivant ainsi que les (non-)raisons de son hégémonie ou de sa supériorité sur les autres espèces.

L’auteur expose entre autres que si nous salons nos plats, c’est pour retrouver nos origines océaniques et que nous avons une parenté directe de quelques millions d’années avec les éponges (qui sont des animaux, au cas où…)

Il me semble indispensable que nous nous rappelions effectivement, que nous sommes liés à bon nombre d’espèces végétales et animales, et qu’il serait bon de sortir de la vision qui rend la nature à disposition des besoins de l’homme.

Le terme « nature » est d’ailleurs de plus en plus décrié : toutes ces espèces végétales et animales ne devraient pas être considérées comme des ressources, utilitaires ou sources de profit économique, mais comme nos semblables, que l’on traiterait comme on aimerait comme on nous traite.

On devrait ainsi privilégier le terme du “Vivant”.

Et y inclure l’être humain, en le plaçant au même rang qu’une éponge ou qu’un cactus.